C’est si beau l’amour quand on en découvre les premiers instants
N’est-ce pas à cet instant aussi que le cœur bat si fort ?
Que l’on s’abandonne comme si c’était un premier amour
Que l’on ignore aussi qu’il peut finir un jour
C’est ça l’innocence qui fait la beauté
D’un premier regard, d’un premier baiser
On s’aime, on rit, on s’admire aussi dans nos défauts
On tamise la lumière pour être nus
Pour s’aimer par des gestes et des caresses fébriles
Prend le temps ce soir de penser à ça quand tout va mal
Prend le temps de rêver un peu, se souvenir des instants fabuleux
Prend le temps de fermer les yeux, tu verras c’est merveilleux
Du mieux que tu peux serre-moi contre ton coeur
Donne-moi l’ivresse de tes caresses
Prend tout ce que tu veux de moi
Laissons les soucis derrière nos vies
Je t’ouvre mon coeur, je te le donne
Prend en soin il a peur, il a souffert, il est fragile
Laisse-moi espérer encore et encore
Laisse-moi te dire à l’oreille. . .
La plus merveilleuse des choses
Laisse-moi te dire que je t’aime

Quel est ce sentiment qui m'envahit ?
Incertitude douloureuse qui grandit
Et remplit mon âme de cette noirceur
Tel un ouragan destructeur, vas t’en jalousie …
Instinct de possession exclusive
Coeur basculant pour se défendre
Faisant revivre des peurs, plus envie de bobos au coeurs
Comme un cœur qui se sert, le ventre qui fait mal
Rongeant de l'intérieur telle une maladie
Plein d'égoïsme, et sans partage
Emotion, folie remplie de rage
Comment maîtriser cette pulsion qui détruit
Qui me paralyse et dont je suis victime
Quand une seule minute je doute de toi
Je voudrais avoir confiance, ne plus avoir de méfiance
Alors ne me ment plus, notre amour n’y résistera plus …
La douleur fait couler des larmes de tes yeux,
Je les embrasse.
Le mal fait frissonner ton cou, ton dos,
J’enlace tes épaules.
La peur brise une à une toutes tes certitudes,
Je te parle d’espoir.
L’hôpital est trop froid malgré le grand soleil,
Je te ramène chez toi.
Tu t’endors dans ta chambre, enfin calme,
Je reste là, assisse, à te raconter tout et n’importe quoi
Les enfants jouent dehors dans un jardin fleuri
Alors, au fond de ton sommeil
Tu souris.
Un autre jour tu meurs
Impensable destin.
La peine fait couler les larmes de mes yeux,
Frissonner mon cou, mon dos.
Encore aujourd’hui
Les enfants jouent toujours dans ton jardin fleuri
Alors je souris.
Et de là-haut tu souris aussi.

Quand dans la souffrance un sourire,
S’offre à nous comme pour rassurer,
Alors que le meilleur semble écrasé par le pire,
Se manifeste toute la force d’aimer
La force d’aimer…
C’est la puissance de tout supporter,
La douleur blessante et pesante…
N’a plus aucun sens d’exister
La force d’aimer c’est la ressource
Que chacun de nous possède, cachée
Une arme secrète, dont seul le cœur a le secret.
Que l’on garde toujours en cas de danger
La force d’aimer c’est la lumière dans la nuit,
C’est le soleil de la grisaille, l’espoir enfoui qui renaît,
La force d’aimer c’est ce que l’on a naturellement,
Depuis notre plus tendre enfance,
Quand on regardait amoureusement nos mamans,
De notre plus grande innocence
Il y a une éternité dans la force d’aimer,
Une magie immortelle qu’on peut communiquer,
Que l’on choisisse de ne jamais l’utiliser ou de la donner,
La force d’aimer reste le plus solide des sentiments

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