Je suis fatiguée, épuisée, tourmentée ... Tu me pousses toujours plus haut pour que je m'en sorte ...
Je ferme une fenêtre ... Toi, tu ouvres une porte ...
J'appelle la pluie ... Toi, tu cries après le soleil et le vent pour la chasser ...
Je laisse glisser des milliers de larmes ... Toi, tu les sèches de tes baisers sans jamais te lasser ...
Plus je te dis de partir ... Toi, tu te dépêches de revenir ... Je te demande de me fuir ... d'en finir ...
Que je te fais bien trop de mal ... Toi, tu me dis être la femme idéale ...
Tu vendrais ton âme au diable s'il le fallait ... juste pour que je reprenne courage ...
Pardon ... je n'ai plus envie de résister elle est douce cette sensation de tomber ...
Quand les médicaments endorment ... quand mon cerveau s'endort ...
Quand ma tête se déconnecte totalement du présent ... où mon âme est comme le souffle du vent ...
Douleur ... souvenir ... honte ... culpabilité ... c'est le but de mes journées ... juste penser ...
Pendant que certains se battent pour vivre ... moi j'ai cette envie de me laisser mourir ...
Je ne cesse de baisser les bras ... Tiraillée par la douleur qui dans mon fils restera ...
Je n'ai pas le droit de lui infliger cette souffrance ... même si mon corps se fait violence ...
Petite soeur je sais tu m'en voudras ... mais qui peux mieux me comprendre que TOI ?
Mon amour tu me dis être là ... de n'aimer que moi ... de ne rien avoir gaché de ta vie ... que tu ne serais rien sans moi ...
Mais les mots glissent, je n'entend plus rien ... ce sentiment d'être déjà si loin ...
Mais là ... je ne peux pas ... je ne peux plus ...
Ecrire cette lettre ... par lâcheté ... peut être ....

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Tite soeur qui si souvent

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